Comment immigrer au Canada pour etudier ?

****-0Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) a déclaré que les étudiants étrangers forcés par des restrictions de déplacement liées aux coronavirus sont autorisés à commencer leurs études dans la province cet automne, rapporte Radio Canada.

Cette annonce est une bonne nouvelle pour les quelque 60 000 étudiants internationaux qui viennent au Québec chaque année et ne savaient pas s’ils pouvaient se qualifier pour les sessions de l’automne 2020 ou de l’hiver 2021.

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Selon les critères préétablis, les étudiants étrangers devaient vivre au Québec pour étudier dans la province. Les collèges et universités du Québec reçoivent également du financement du gouvernement provincial si cette condition est remplie. En raison des mesures mises en place pour faire face à la pandémie actuelle et du fait que les frontières sont encore fermées, l’arrivée de ces étudiants dans les mois à venir est tout autre que sûr.

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Par conséquent, les universités québécoises ne savaient pas si des fonds gouvernementaux seraient versés pour couvrir leurs frais administratifs, si elles pouvaient continuer à offrir tous leurs programmes ou si elles pouvaient s’inscrire et recevoir des étudiants étrangers.

La décision du Québec d’assouplir les règles fait suite aux nombreuses craintes des étudiants intéressés désireux d’étudier au Canada, ainsi que des universités et collèges partout dans la province. Nombre d’entre eux étaient préoccupés par le fait que les étudiants internationaux décideraient de poursuivre leurs études dans d’autres pays si les changements réglementaires ne se concrétisaient pas à temps pour s’inscrire en septembre.

« Les étudiants décident en mai ou début juin que les décisions seront prises. Si ce n’est pas le Québec, ils Allez ailleurs dans le monde », a déclaré Pierre Cossette, président du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) il y a quelques semaines à Radio-Canada.

Les gouvernements du Québec et du Canada se sont montrés disposés à abroger temporairement certaines règles restrictives qui auraient pu priver de nombreux étudiants admissibles qui souhaitaient étudier au Canada.

Il y a deux semaines, le Ministère de l’immigration du Canada a annoncé une réforme complète de son programme de permis de travail postuniversitaire (PPDP). Les étudiants étrangers pourront maintenant terminer 50 % de leurs programmes à l’étranger et recevoir le PPTPD, ce qui leur permet de travailler au Canada après avoir terminé leurs études. Généralement, les cours en ligne ne sont pas pris en compte dans le calcul de la durée des études requises pour présenter une demande dans le cadre de ce programme.

À la même époque, le ministère de l’Immigration du Québec a donné a annoncé qu’il prolongera la validité des Certificats d’acceptation du Québec (CAQ) expirés. Les étudiants québécois peuvent maintenant demander au gouvernement fédéral de prolonger leur permis d’études sans avoir à présenter une nouvelle CAQ afin qu’ils puissent conserver leur statut de résident temporaire et terminer leur programme d’études.

Les gouvernements fédéral et provinciaux ont un vif intérêt à appuyer les étudiants étrangers car ils apportent une contribution importante à l’économie canadienne.

Selon les estimations du gouvernement canadien, les étudiants étrangers contribuent chaque année au PIB du Canada 22 milliards de dollars. Au Québec, qui est le troisième plus grand nombre d’étudiants étrangers au Canada, sa contribution est estimée à 3 milliards de dollars, en plus de fournir un soutien annuel à 25 000 emplois.

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