Le quiz « Quels métiers selon mes goûts » proposé par l’Onisep fait partie des recherches les plus fréquentes chez les collégiens, les lycéens et leurs parents. Depuis la rentrée 2025, cet outil n’est plus un simple questionnaire isolé : il s’inscrit dans la plateforme Avenir(s), accessible via les identifiants EduConnect. La question n’est donc plus de savoir s’il faut faire ce test, mais à quel moment il produit des résultats exploitables.
Quiz Onisep et tests RIASEC : ce que mesure chaque outil
Tous les tests d’orientation ne fonctionnent pas de la même manière. Le quiz Onisep « Quels métiers selon mes goûts » repose sur des questions liées aux activités du quotidien (loisirs, préférences, centres d’intérêt) et propose des pistes de métiers en sortie. Son format est court, ludique, sans temps de passation imposé.
À l’inverse, des éditeurs spécialisés proposent des tests basés sur le modèle RIASEC de John Holland, avec un questionnaire structuré, un étalonnage calibré pour les 14-17 ans et une restitution organisée en familles de métiers. Le niveau de rigueur psychométrique est sensiblement plus élevé.
| Critère | Quiz Onisep « Quels métiers selon mes goûts » | Test RIASEC pour 14-17 ans |
|---|---|---|
| Modèle théorique | Centres d’intérêt (sans cadre formel) | Modèle RIASEC (Holland) |
| Durée | Quelques minutes, libre | Temps de passation défini |
| Étalonnage par âge | Non spécifié | Calibré 14-17 ans |
| Résultat | Liste de métiers selon les goûts | Profil en familles professionnelles |
| Suivi dans le temps | Oui, via Avenir(s) depuis 2025 | Dépend de l’éditeur |
| Coût | Gratuit | Souvent payant ou via un CIO |

Le quiz Onisep n’a pas vocation à remplacer un test psychométrique. Il sert de point d’entrée, pas de diagnostic. Cette distinction est rarement expliquée aux familles.
Collège ou lycée : le moment change la valeur du résultat
Un élève de 5e qui répond « j’aime prendre des photos » ou « je passe du temps avec mon animal » exprime des goûts encore très mobiles. Les centres d’intérêt à cet âge évoluent rapidement, parfois d’un trimestre à l’autre.
L’intégration du quiz dans la plateforme Avenir(s) permet de comparer les résultats d’une année sur l’autre, de la 5e à la terminale. C’est ce suivi longitudinal qui donne de la valeur au test, pas une passation unique. Un résultat isolé en 4e n’a qu’une portée exploratoire. Le même résultat confirmé en seconde puis en première commence à dessiner une tendance fiable.
En pratique, trois usages se distinguent selon le niveau :
- En 5e-4e, le quiz sert à ouvrir le champ des possibles et à lancer une discussion en famille ou avec un professeur principal, sans pression de choix immédiat.
- En 3e, il peut alimenter la réflexion sur le choix entre voie générale, technologique ou professionnelle, à condition d’être croisé avec les résultats scolaires et les stages d’observation.
- Au lycée (seconde, première), la comparaison avec les résultats précédents permet de repérer des constantes dans les centres d’intérêt et d’affiner les choix de spécialités ou de filières.
Limites concrètes du quiz Onisep pour l’orientation
Le quiz fonctionne par appariement entre des préférences déclarées et une base de métiers. Cette mécanique présente des angles morts qu’il faut connaître avant d’accorder trop de poids aux résultats.
Les questions portent sur des activités de loisir (dessiner, faire du sport, tchatter avec des internautes). Le lien entre un loisir et une réalité professionnelle reste indirect. Aimer réparer des objets le week-end ne renseigne pas sur la capacité à supporter les contraintes physiques d’un métier technique, ni sur le niveau d’études requis.
Le quiz ne prend pas en compte le dossier scolaire, les compétences mesurées en classe, ni les réalités du marché de l’emploi. Il ne distingue pas non plus les métiers accessibles après un bac professionnel, un bac technologique ou un parcours en études longues. Le résultat affiche des métiers sans hiérarchie de faisabilité.
Pour un élève de troisième qui hésite entre plusieurs voies, le quiz seul ne suffit pas à fonder un choix d’orientation. Il doit être complété par un entretien avec un psychologue de l’Éducation nationale (ex-conseiller d’orientation) ou un passage en CIO, où des outils plus complets peuvent être mobilisés.
Comment exploiter les résultats du test Onisep dans un parcours d’orientation
Le quiz produit une liste de métiers. La tentation est de s’arrêter là, de valider ou d’écarter des pistes sur la base d’un intitulé. L’exploitation utile passe par une démarche différente.
Chaque métier suggéré renvoie vers une fiche Onisep détaillée : niveau d’études, secteur, conditions d’exercice, salaire indicatif. C’est la consultation de ces fiches qui donne du sens au quiz, pas la liste brute. Un élève qui découvre le métier d’animateur nature via le quiz peut ensuite chercher un stage d’observation dans ce domaine, ou explorer les formations associées sur la plateforme Avenir(s).
La plateforme Avenir(s) permet aussi de sauvegarder les résultats et de construire progressivement un profil d’orientation. Les parents qui accompagnent leurs enfants dans ce parcours ont accès aux mêmes informations, ce qui facilite les échanges sur les choix de formation.

Le quiz Onisep « Quel métier » reste un outil d’exploration, pas un verdict. Sa valeur augmente quand il est répété sur plusieurs années via Avenir(s) et croisé avec d’autres démarches : stages, entretiens en CIO, recherche sur les fiches métiers. Pour un collégien, il ouvre des portes. Pour un lycéen, il confirme ou nuance des intuitions. Dans les deux cas, le résultat n’a de portée que s’il déclenche une action concrète derrière l’écran.

